Touchés Vaginaux et Rectaux sur personnes endormies

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Ces derniers jours, les quotidiens et la toile voient se propager des articles sur des actes non consentis sur personnes endormies au bloc opératoire.

Un des meilleur article là dessus reste l’article de Madmoizelle qui recense les témoignages d’internes et externes en médecine en faisant bien la part des choses.

Évidemment, je ne doute pas de la volonté bienfaisante des médecins (les exceptions confirmeront la règle).
Leur métier est tourné vers les autres, il semblerait aberrant qu’ils soient pour le mal de leurs patients.
Pourtant, j’ai pu remarquer à quelques reprises le côté déshumanisant qui s’impose lorsque l’on passe les portes d’un hôpital : la première fois que je me suis faite opérer après m’être coincée les doigts dans une porte (ceci n’est pas une blague), je suis passée dans tout l’hôpital, sur un brancard, dénommée « les doigts de la porte ». Je n’étais plus une personne, j’étais un cas. Ce qui ressemble fortement à ces personnes endormies dont on se sert pour apprendre, ce sont des cas – pour ne pas dire des objets.

Bien sûr, les médecins voient du monde, les urgences grouillent jours et nuits, pour autant quand vous allez chez votre boucher aux heures de pointes, il ne vous appelle pas la « Paupiette de Veau », il vous appelle « la Dame » ou « la Demoiselle ».
Donc le malaise doit être quelque part plus profond.
Contrairement aux bouchers, les médecins ont pour vocation de soigner et par conséquent d’évoluer dans un environnement entre mort et vie quotidiennes.
Déshumaniser devient alors presque une nécessité pour ne pas devenir fou et ne pas pleurer toutes les personnes que l’on a pu sauver.

De la même façon, il y a un peu plus d’un an et demi, une amie va porter plainte au commissariat contre un homme qui s’amusait à lui mettre une mettre aux fesses à chaque fois qu’il la voyait dans la rue. La réponse de la policière ? Mais Madame voyons c’est rien une main aux fesses.

Oui, forcément, dans le monde de cette jeune femme – habituée à la violence – une main aux fesses n’est pas la chose la plus importante qui soit.
Un ancien des forces spéciales m’expliquait à quel point la mort et la violence s’étaient banalisées jusqu’à ce qu’il tombe sur la mort d’un enfant de 6 ans.

Alors ma question est simple, COMMENT peut-on faire pour évoluer dans des métiers difficiles sans perdre son sens de l’humanité ? Et plus précisément, comment peut-on aider des personnes sans prendre en compte leurs émotions, leur tout et en les réduisant à un corps ?

Photo Photo : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP  / via



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