Constraception masculine VS contraception féminine

Illustration sur la pilule contraceptive pour homme.

Hier j’ai discuté avec des amis de la contraception masculine.
Jusqu’ici, contrairement à tout ce que j’ai entendu, aucune protestation. Ni d’un côté, ni de l’autre.
Puis on me demande plus d’informations sur la contraception existante. J’explique qu’il s’agit d’un gel qui s’injecte dans le canal déférent pour bloquer les spermatozoïdes.
Si l’atmosphère était calme jusqu’ici, une série d’exclamations fusent : « Nan mais tu crois vraiment que tu vas réussir à mettre en avant ce truc auprès des hommes ?

Mais pourquoi pas ? Avez-vous la moindre idée de ce qu’est la pose d’un stérilet ? (Puisque dans mon cas j’ai dû abandonner la pilule suite à des effets secondaires désastreux).
La pose d’un stérilet, c’est dans un premier temps une gynécologue qui te dit que le stérilet amplifie toutes les maladies sexuellement transmissibles « Vous pouvez, Madame, devenir stérile en quelques semaines à cause du fil qui relie le vagin  l’utérus, vous êtes sure de vouloir et d’avoir confiance en votre partenaire ? »
Ensuite tu passes à la pose. Elle te demande si tu as bien pris les cachets pour dilater le col de l’utérus et le Spasfon pour la douleur. Puis il te faut tousser plusieurs fois.
Au moment du passage du col de l’utérus, tu as comme une sensation de perforation. Un peu comme une feuille de papier que tu troues d’un stylo avec le bruit associé. Et là un liquide chaud en quantité. Tu lèves la tête quand le médecin te dit gentiment que tout s’est bien passé et tu t’aperçois que le fameux liquide chaud n’avait rien à voir avec du lubrifiant pour la pose du stérilet, non. C’était « juste » du sang.

[Regards ahuris et mains sur les testicules.] « Est-ce que c’était douloureux ? »

Est-ce que je dois vraiment répondre à cette question ? Bien sûr que c’était douloureux. C’est une douleur indescriptible tellement elle est profonde. Elle n’est en rien comparable à un coup quelconque.
Mais au delà de la douleur physique il y a quand même quelque chose d’un peu plus fort.
En ce qui me concerne – malgré mes recherches – je n’avais pas du tout compris qu’il fallait forcer le passage du col de l’utérus. Un peu naïve, je pensais que les comprimés allaient lui permettre de s’ouvrir d’un centimètre ou deux pour pouvoir le poser puis il se refermerait. Loupé. Au final, j’ai eu l’impression d’avoir forcé mon corps, jusqu’à le blesser – à accepter un bout de plastique entouré de cuivre.
J’ai mis quelque temps à me remettre de cet acte « si anodin » et pourtant je fais partie des chanceuses pour qui tout s’est bien passé. Il n’a fallu qu’une seule et unique tentative musclée pour poser le stérilet (contre 4 à 5 pour plusieurs amies) et mon corps n’a même pas fait de rejet.

Alors oui je comprends la peur des hommes d’aller vers la contraception masculine. Et cette peur est fondée. L’inconnu fait peur, d’autant plus quand il touche à nos attributs sexuels.

Pour lutter contre cette peur je ne vois qu’une chose : communiquez. Renseignez-vous sur les effets de la contraception féminine. Demandez à vos amies, conjointes, mères, grands-mères ce qu’elles ont subi avant d’hurler devant les alternatives qu’on vous présente. Vous trouverez par exemple ici, le le témoignage d’une femme qui ne tolère plus aucune contraception. Et ce cas n’est malheureusement pas un cas isolé.

Quant aux femmes qui veulent rester maître de leur contraception pour pouvoir gérer leur désir de maternité sans avoir forcément le consentement de leur conjoint, je n’aurais que deux mots à leur dire : LA COMMUNICATION.

 



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