Ma découverte

microbe

Ma découverte est le nom que j’ai donné à ma cystite chronique.

J’ai très vite compris que cette infection urinaire récidivante n’était pas le fruit du hasard ni d’une fameuse bactérie e-coli qui prise d’affection pour moi, revenait régulièrement me passer le bonjour. Non, cette découverte, rencontrée pour moi la 1ère fois vers 18 ans puis perdue de vue pendant presque 5 ans, était arrivée un beau matin alors que, si mes souvenirs sont exacts, j’avais accepté de faire l’amour sans le moindre désir.
A cette époque, jeune et (un peu trop) malléable, j’avais cru comprendre qu’il le fallait pour rester en couple sinon l’Homme allait voir ailleurs. C’était, pour moi, un des devoirs de la femme en somme.
Donc c’est ce que j’ai fait, et ce pendant les quelques années qui ont suivi.

Sauf qu’un jour, cette relation passée et mon corps retrouvé grâce à la découverte de la non-douleur (j’étais à l’époque loin, très loin du plaisir), j’ai compris théoriquement que l’acte sexuel pouvait être un des plus GROS plaisir de cette terre. C’est à partir de là que les choses se gâtèrent.
D’un côté, mes anciennes croyances me poussaient à faire l’amour sans désir pour ne pas me faire larguer par mon copain du moment, de l’autre mes nouvelles croyances remuaient dans les brancards en maintenant que si je voulais avoir du GROS plaisir, il fallait que je laisse monter mon désir. Donc, me forcer n’allait pas vraiment m’aider.

Le corps humain est plutôt bien fait, le corps de la femme encore plus si on se penche dessus. Montée d’hormones avant l’ovulation qui donne à la femme l’envie de faire l’amour, puis redescente lente de plusieurs jours avant que le processus des règles se remette en marche et remontée de la libido parfois en plein cycle pour celles qui n’ont pas mal.

Je commençais donc à comprendre ce joli fonctionnement mais mes anciennes croyances persistaient et j’acceptais encore parfois de dire oui (aux couilles pleines) (NB : les couilles pleines n’existent pas, les spermatozoïdes s’auto-détruisent pour éviter justement ce problème, donc allez-y, posez-vous sur un canapé avec un pot de glace et regardez leur suicide en masse).

Mon corps, ce héros a donc trouvé une solution : si la blonde refuse de comprendre qu’elle nous force à  faire quelque chose, on peut aussi la forcer à ne pas le faire. C’est à partir de là que ma cystite psychologique (pourtant avec pleiiiiin de bactéries après un ECBU) est devenue ma découverte. Parce que j’ai compris. J’ai compris que mon corps donnait une réponse que je ne savais pas maintenir jusqu’au bout, que je ne savais pas apprécier du tout et qui par dessus le marché me faisait culpabiliser.

Grâce à lui, j’ai appris. A l’écouter, à connaître le désir et le GROS plaisir, à dire NON à l’autre pour enfin me dire OUI.

Ma découverte suite – Cystite, Féminité et Sexualité



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