La fuite périlleuse des femmes battues

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La dernière Synthèse sur les Violences à l’encontre des Femmes en Île de France est tombée au mois de mai nous rapporte Slate.

« Les femmes entre 20 et 29 ans sont majoritaires parmi les bénéficiaires du dispositif de « mise en sécurité ». Ce sont aussi celles qui sont exposées aux violences les plus graves. »
« 8/10 femmes bénéficiaires du dispositif de « Mise en sécurité » n’ont pas de ressources propres. Les violences les plus graves sont subies par les femmes qui n’ont pas de ressources propres (sans activité). »
« 6/10 franciliennes victimes de violences conjugales sont en emploi au moment de l’appel au « 3919 ».
Avoir un emploi et/ou être autonome financièrement ne protège pas non plus contre les violences conjugales, qui s’exercent dans tous les milieux. »

Deux problèmes sont à mener de front pour ces femmes :

L’hébergement

« 571 places d’hébergement d’urgence sont disponibles dans des centres spécialisés de la région Île-de-France. Chaque résident peut y rester une semaine, renouvelable une fois. » nous rapporte Slate.
Sachant que « 1400 demandes ont 1.400 demandes ont été refusées en 2013, faute de lit disponible ».

Il ne leur reste donc que 3 possibilités :
1) L’hôtel
2) Les centres d’hébergement pour les Sans Domicile Fixe
3) Rester où elles se trouvent

Sachant que si elles arrivent à trouver un lit, un autre problème se pose :

La scolarisation de leurs enfants

En moyenne, 8 femmes sur 10 appelant le 3919 ont des enfants.
Pour leur permettre de partir de leur foyer, il faut aussi résoudre les problèmes de scolarisation leurs enfants : en effet, jusqu’à maintenant, le certificat de radiation d’une école (papier nécessaire à l’inscription de l’enfant dans en autre école) nécessite la signature des deux parents. Une des recommandations du centre Hubertine Auclert et de Solidarité Femmes est donc de n’avoir besoin que d’une seule signature :

« Éviter des ruptures dans la scolarisation des enfants dans les situations d’urgence ou de post-urgence par exemple en sensibilisant les acteurs et les actrices publics pour rendre possible l’inscription scolaire sans certificat de radiation qui suppose la signature des deux parents. »

Dans ce cadre là, il devient de plus en plus difficile pour les femmes violentées de sortir des griffes de leurs bourreaux.

C’est pourquoi « depuis 2009, une convention triennale signée entre le Conseil Régional Ile-de-France (CRIDF), l’AORIF et la Fédération Nationale Solidarité femmes (FNSF) prévoit la mise à disposition annuelle d’au moins 50 logements sociaux et de places en résidences sociales, sur le contingent destiné aux agent-e-s du Conseil régional. Ce dispositif s’adresse aux femmes victimes de violences identifiées comme étant prêtes au logement par les associations de l’URSF-IDF ».

En 2012-2013, 203 femmes ont bénéficié d’un logement.

Violence Femmes Infos 3919



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