Ma découverte suite – Cystite, Féminité et Sexualité

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Suite de l’article Ma découverte. (Oui je le mets au-dessus parce que j’aime bien qu’on lise dans l’ordre.)(Non je ne suis pas mono-maniaque du tout, je suis Capricorne.)

Malgré la compréhension de mes cystites récidivantes, mon abonnement n’était pas terminé, mais qui dit continuation du bail, dit encore de plus belles découvertes à venir.

Un jour, une amie m’a parlé d’un livre comme du Graal des femmes, ce livre « Femme Désirée, Femme désirante » du Docteur Flaumenbaum, explique justement ce qui est en train de se jouer au fond de moi :
Je suis en train de devenir une femme, ou plutôt, je suis en train de choisir la femme que je veux devenir.

La plupart du temps, on hérite de ses parents, on appelle ça les héritages transgénérationnels.
Sauf que depuis nos parents une chose a littéralement changé : la sexualité.
Du temps de nos grands-parents, le sexe et la procréation était liés, parfois à cause de la religion, ça je n’en parlerai pas ici, mais surtout parce que la pilule n’existait pas encore. Elle n’est arrivé en France que dans les années 60 (Pénalisée jusqu’à la loi Neuwirth de 1967).
Donc oui, nos mères ont effectivement connu la pilule mais elles héritaient et hérite encore aujourd’hui de leurs propres mères. Comme l’explique le docteur Flaumenbaum, la « construction sexuée de la petite fille » se joue dans les 3 premières années de sa vie.

« Comme toute capacité humaine, la sexualité dépend d’une transmission de savoir et de connaissance. La construction de la féminité passe par la transmission des femmes. C’est à elles d’apprendre aux filles ce qu’est une femme. L’instruction de la fille a pour but de planter les graines de sa futures féminité, de lui permettre d’inscrire dans les cellules de son corps, la double vocation de son sexe : celle du plaisir et de la jouissance sexuelle qui la fera se sentir femme et celle de la reproduction qui la fera devenir mère. »

Si ma mère a bénéficié de la pilule, elle n’a malheureusement pas bénéficié du fabuleux héritage transgénérationnel du désir et du plaisir charnel.

Or qu’est ce qu’une femme si on lui enlève son côté sexué ?
Quelque chose de non sexué qui vit pour son mari ou ses enfants en somme ?

Contrairement aux idées reçues, les femmes n’ont pas moins de libido que les hommes, elles héritent juste d’un passé plus lourd. Soit elles étaient cataloguées de salopes, soit elles avaient des enfants et tombaient dans le rôle de mère avant même de se contruire en tant que femme.

Quelle fut ma découverte quand j’ai compris qu’aujourd’hui mon corps me pousse à ne plus subir cet héritage et à créer le mien, à avoir une nouvelle approche du désir 3.0 et de l’acte sexuel qui ,loin d’être une honte ou quelque chose d’inconvenant par lequel il faut passer, fait partie intégrante de la femme ?
Nous ne sommes plus obligées de naviguer dans les sillons de nos mères, elles ont fait de leur mieux pour nous enseigner ce qu’elles savaient, à nous maintenant d’aller vers de nouveaux horizons.

Je sais que tout ce qui est chronique est douloureux et je pense avoir encore tellement de découvertes à faire sur moi-même que je suis loin de pouvoir dire que ce chapitre se clôt ici. Je sais aussi que s’écouter vaut parfois de l’or et que le corps a souvent (pour ne pas dire toujours) raison.

Sortez de ce qui est inscrit, il n’y a pas de barrière ! Faites votre propre chemin !



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