Apprendre à s’aimer

love-yourself

Il y a des jours où l’on regarde, il y a des jours où l’on apprend, il y a des jours où l’on comprend, il y en a d’autres où tout s’imprime.
Aujourd’hui est un jour où tout s’est imprimé. J’ai compris que je ne pouvais pas me nourrir des autres pour remplir mon amour propre aussi stable que je le suis avec une demie bouteille de Saint-Emilion dans le nez. Compris que je ne pouvais voir dans le regard des autres que mes plus grandes peurs tant que cet amour pour mon être serait si vacillant. Compris que le bonheur comme l’amour ne viennent d’aucune autre source que la profondeur de soi.

A cette absence d’amour propre dit « Saint-Emilion », j’ai trouvé deux causes.
La première – la partie émergée de l’iceberg – vient de la société et de ses codifications : de la femme, de l’homme de la beauté…
Hier, en parlant avec une amie, j’apprends qu’elle ne supporte pas se voir nue. Dans un premier temps je tique, je ne comprends pas. A mes yeux elle correspond au corps le plus parfait possible, celui que j’aurais toujours rêvé avoir. Puis le Saint-Emilion fait effet, je me vois me regarder dans la glace, me remémorer mes défauts, hausser les épaules et partir. Puis-je dire que j’aime mon corps ? Pas dans sa globalité. Mais disons plutôt pas encore.

J’ai rencontré mille et une femmes et elles sont toutes plus belles les unes que les autres. Pourtant aucune ne s’aime pleinement. Nous dénigrons toutes notre corps. Des yeux trop grands, des seins trop petits, des fesses trop grosses… Mais au nom de quoi ? Quel est le standard qui nous rendrait si heureuses ? Dove a réalisé une publicité qui illustre bien tout le mal que l’on peut se faire en pensées.

Puis j’ai trouvé une deuxième cause, celle-ci un peu plus immergée : la façon dont on a perçu l’amour ainsi que les codifications de nos parents (souvent elles-mêmes reçues de la société).
Je m’explique : pour certaines mères, être femme signifie prendre en charge le foyer. Pour d’autres, femme rime avec formes, sensibilité et sensualité, d’autres encore l’associent au corps qu’elles souhaitent standard, sans prendre de poids, sans prendre de place.
Certains pères voient la masculinité dans la force rejetant toute sorte de sensibilité, dans la reconnaissance par un métier qui en jette ou encore par le devoir de financement.
Dans certaines familles masquer ses sentiments est un signe de force et de pudeur, dans d’autres, cela s’apparente à de la rigidité… Tout dépend donc d’où l’on vient par rapport à l’endroit où l’on veut aller.
Nos parents ont mis à l’intérieur de nous ce qui les a aidés à évoluer, à se construire, la définition dont ils ont hérité et qu’ils ont déjà bien embellie.

Mais la société change, les codes changent et nous changeons, ou plutôt, nous changeons, nos codes et la société suivent.
Comment nous aimer si la définition que nous avons reçue de nous-même, de notre être, ne nous correspond plus ?

Alors nous avons deux choix : nous rendre compte que nous sommes différents de nos parents, de même que nos enfants seront différents de nous, sortir des sentiers et avancer, en écoutant nos besoins et notre cœur ou continuer à avancer avec les schémas hérités et les itinéraires donnés, tenter de faire avec ces mécanismes qui ne nous appartiennent pas en nous persuadant que c’est une fatalité avec laquelle nous devons composer.

Pour nous aider, voici une petite définition de l’amour par Yann Arthus Bertrand :

 



Il n'y a aucun commentaire

Ajoutez le vôtre

Time limit is exhausted. Please reload the CAPTCHA.